Coucou. Je ne saurais dire depuis combien de temps je n’ai pas écrit sur ce site de merde, tenu par des mecs super stylés, dont moi, protagoniste principal parmi tous ces shlags à la rétention anale. J’avais perdu mes identifiants, et puis, peut-être que je n’en avais rien à foutre. Concrètement, je n’avais pas de temps à perdre, mis à part pour glander, ou chiller, ou glander. Tout ça pour dire que l’équipe de shlags se retrouve au complet à Orlinz pour au moins un an. Je ne saurais dire si c’est une bonne idée pour les autochtones ; retenons que l’ordre est sur le point de se rétablir.
Sinon, pour la forme, j’ai envie de dire que je reviens d’un trip Orlinz to Berlinz by hitchhiking. Deux semaines pour y aller, une semaine sur place, avec mon bon vieux Loïco ; le bon son, je l’ai écouté, je ne le partagerai pas. Mais bientôt, je pourrai vous vendre mon carnet de route à un prix excessif. L’écriture, c’est mon métier qui ne me rapporte pas d’argent, alors, faut bien forcer les gens à sortir leurs écus. Je ne me nourris pas d’amour et d’eau fraîche ; déjà l’eau ça sert à se laver quand on est trop sale, et l’amour ça ne nourrit pas, ça occupe. Ce qui me nourrit coûte des ronds.
Uto pense avoir déjà posté cette musique, c’est pas pour autant que j’en mettrai une autre à la place. On m’interrompt quand j’écris, pour me faire parler de mon bouquin que je ne sais pas vendre : à quoi bon sert ? L’écrivain a perdu sa fonction dans la société, il ne sert plus qu’à divertir, alors qu’avant, il avait au moins la prétention de ne servir à rien. Soyons honnête, mes prétentions ne s’inscrivent pas dans une logique ordinaire : je serai prix Nobel de littérature ou rien. Et tant qu’à ne rien être, autant tendre vers l’inaccessible.
Alain Bashung – La nuit je mens
Au Panorama Bar, une serveuse française nous a sorti, quand nous avons demandé deux litres de bière (oui, là-bas, tu peux commander ton litron, c’est affiché sur le tableau, c’est normal, c’est banal) : « Non. Y a la théorie, et la pratique. » Méditez là-dessus.